Olga Dormandi
Née en Hongrie, Olga Dormandi (née Székely) se forme très tôt à la peinture, notamment auprès de Róbert Berény, et expose dès 1922 à Budapest. Mariée à l'écrivain Ladislas Dormandi et issue d'un milieu familial profondément lié à la psychanalyse (notamment via sa mère, sa sœur et Michael Balint), elle réalise de nombreux portraits et caricatures de figures majeures de cette discipline lors de congrès internationaux. Face à la menace nazie, cette famille d'origine juive s'exile à Paris en 1938. Sous l'Occupation, les Dormandi restent cachés en France ; Olga survit grâce à la céramique pendant que son mari édite clandestinement un magazine pour enfants. Après la Libération, elle reprend pleinement sa carrière artistique dans la capitale. Reconnue pour ses toiles du Pont-Neuf, elle expose dans de prestigieuses galeries, illustre une édition de luxe du Silence de la mer de Vercors et voit l'une de ses œuvres acquise par le Louvre dans les années 1950. Installée à Paris jusqu'à sa mort en 1971, elle continuera de voyager régulièrement pour peindre des portraits, avant que plusieurs rétrospectives ne lui soient consacrées à titre posthume.