Avec Matière visible, la galerie LWS réunit Giorgio Di Noto, Tiane Doan na Champassak et Eduardo Serafim autour d’une même interrogation :
Que devient l’image à l’ère de sa diffusion massive et de la surveillance généralisée ?
S’appuyant sur des flux existants — caméras de surveillance, images en ligne, archives numériques — les artistes développent des pratiques d’appropriation qui déplacent le regard. Entre contrôle et hyper-accessibilité, leurs œuvres explorent une tension contemporaine : d’un côté, une visibilité imposée par les systèmes de pouvoir ; de l’autre, une démocratisation radicale de la production et du partage des images.
Qu’il s’agisse du détournement d’images de surveillance (Looters, I Wish You Were Here) ou de la reconstitution à distance d’événements (The Arab Revolt), l’exposition propose un parcours où la photographie devient un terrain critique. Une matière instable, à la fois preuve et construction, où se rejouent les rapports entre document, fiction et pouvoir.
commissariat : Fiorenza Pinna et Victor Secretan