Dans les années 70, appareil photo en poche, John R. Pepper parcourt son quartier de prédilection, Trastevere à Rome : aujourd'hui branché, ce quartier fut pendant de nombreuses années, populaire, les voleurs à la sauvette y croisaient les marchands ambulants, les enfants jouaient dans les rues...
Fasciné par les films de Marcel Carné, John R . Pepper comprend très vite que la photographie permet de saisir ces instants privilégiés où les personnages soulignent leur propre intimité : être témoin de ces jeux d'acteurs qui dévoilent leur vraie nature.
Ces photographies de jeunesse auront leur importance au long de sa carrière, d'ailleurs il continue aujourd'hui la mise en scène et la réalisation, à sa « façon de photographe » : instinctive et physique.
C'est un hommage au cinéma néo-réaliste italien qui souvent présentait le quotidien en l'état, en adoptant une position médiane entre scénario, réalité et documentaire se servant souvent de gens de la rue à la place d'acteurs professionnels, la vraie vie en quelque sorte.
L'exposition ROME 1969 a été présentée pour la première fois au public en 2006 à New York.