Dans un chapiteau bricolé à la diable à Paris comme ailleurs... Un cirque pas comme les autres, empli de liberté : le cirque tzigane d'Alexandre Romanès.
La troupe entre en trombe. L'orchestre mène la danse, dialogue avec les balles, les fils et les corps, guide les acrobates vers une chorégraphie surprenante où l'enchantement prime sur l'exploit.
Chacun se lève et exécute son numéro devant les autres, d'un tour de chant et de danse à un numéro d'acrobatie, du haut du trapèze au son du violon, de la contrebasse, de l'accordéon, et la voix de Délia qui nous enchante...
Dans une ambiance de cierges et d'encens, le tourbillon d'une fête... Une invitation à suivre, à partager, l'émotion et la joie d'un mariage gitan. Dans un univers poétique, les images d'un cirque à vocation traditionnelle, tourné vers ses origines populaires. Bertrand Langlois
Le parcours de Bertrand Langlois est à données multiples. Parallèlement à son travail de création, il est aussi journaliste et photographe pour l'AFP, à Paris et à Londres. A 18 ans, il suit deux trajectoires : l'une sportive, l'autre musicale, développant un sens de la performance et de l'instantané.
Puis des études de lettres classiques le mènent vers le journalisme. Sa démarche prend forme. La photographie devient une évidence en tant qu'art de regarder le présent et le « fixer ». Au-delà du documentaire, ses images sont poétiques, voire éthérées. Sa recherche s'axe sur l'ancestral dans notre société, à travers les formes de spectacles et l'utilisation de différents procédés anciens.
Loin d'une représentation du commun ou de l'attendu, l'univers qu'il nous montre pose les bases de notre époque, le sel de nos rêves. La kallitypie, procédé Van Dyke, est utilisée pour le tirage de la série. C'est un procédé photographique aux sels de fer, avec développement au nitrate d'argent à partir d'un film négatif noir et blanc.