Pierre de Touche

du 17/05/2006 au 30/06/2006

F-Weil-604-Exposition2006-galerieLWS

Comment interpréter le mouvement en sculpture, ce manque inhérent aux objets?

La sculpture, au delà des problèmes de lumière, a toujours cherché les rapports de masse, le point de pivote-ment, l'articulation au centre de gravité, la rupture d'équilibre juste avant ce premier pas qui nous projette dans le monde, là où le corps, l'âme, le regard s'incarnent

François Weil en trouvant une solution originale au problème du mouvement s'inscrit dans une tradition classique pour apporter sa pierre, sur laquelle il intervient peu. Il fait avec ce qui rate, l'aléatoire et l'éclatement de la roche; la fissure même, celle dont parle E. Glissant, béance momentanée, fermeture-ouverture, où se glisse le mouvement, mécanisme invisible.

Les sculptures de François Weil, qu'elles soient monumentales ou non, ne sont ni des mobiles, ni des stabiles, le regard n'allège pas le poids de la pierre. Seul la main donne grâce à ce qui pèse. La main ouverte, celle qui caresse dans une invitation à une prière de toucher:

Dans le cadre de Art-Saint-Germain-des-Prés 2006
En collaboration avec la galerie SPARTS

tags : Sculpture