À l’automne 2001, la Galerie Lucie Weill & Seligmann consacre une exposition à l’œuvre de Camille Bryen, figure essentielle mais longtemps marginale de l’abstraction d’après-guerre.
L’exposition s’inscrit dans une ligne historique propre à la galerie, attentive aux avant-gardes du XXe siècle et à leurs prolongements. Elle propose une relecture d’un artiste dont la pratique, à la croisée de la poésie et de la peinture, échappe aux catégories strictes de l’histoire de l’art.
Les œuvres présentées, peintures, œuvres sur papier et gravures témoignent d’un langage pictural affranchi de toute référence figurative.
Chez Bryen, la forme n’est jamais donnée : elle surgit de gestes, de traces, de signes qui semblent à la fois apparaître et se dissoudre.