L’œuvre de Pierrette Bloch aux premiers abords surprend par l’économie des moyens, l’utilisation restreinte de matériaux : encre, crin. Puis par les formes simples, abstraites souvent sans couleur. Réduire jusqu’à se que l’on ne puisse plus rien ajouter.
C’est une œuvre au développement lent qui semble se tenir à l’écart de tout mouvement conceptuel et pourtant s’inscrit avec force dans les catégories artistiques du XXé siècle.
Son œuvre à la cohérence de ceux qui ne semblent pas bouger et qui à force de se décaler ont parcourut de grandes distances.
Le rythme imperceptible force l’œil à se reposer et à suivre. C’est un travail sur l’espace, le temps, le mouvement infinis des points, dérive lente mais sûre où rigueur et fantaisie se mêlent.
Création flottante soutenue sans progression visible ou qualitative, ni argument ni justificatif: c’est un travail au quotidien, de la modulation à la limite, fait de points, pour appréhender l’espace, se laisser envahir par le manque jusqu’au vertige.