Dans le cadre d’une collaboration entre la galerie LWS et la galerie Sparts, les œuvres récentes de Meta MariCarmen Hernandez investissent l’espace comme une traversée nocturne.
Depuis Montmartre, Paris devient une mer instable, faite d’éclats et de reflets. La ville s’y dissout en fragments lumineux que l’artiste capte et transpose sur des ardoises — surfaces brutes, polies jusqu’à devenir miroirs sensibles. Ces « paysages » détachés du réel condensent une vision presque tactile de la nuit, entre abstraction et réminiscence.
À cette cartographie urbaine répond une série de visages, emblématiques du travail de MariCarmen. Posées sur ardoise, ces figures — à la fois familières et insaisissables — oscillent entre icône et énigme. Leur présence, dense et silencieuse, impose une relation directe au regardeur, brouillant les frontières entre identification et projection.
Entre matière et apparition, l’exposition compose un univers où réalité et fiction s’entrelacent, invitant à une expérience sensible du visible — et de ce qui lui échappe.