En 1997, la Galerie Lucie Weill-Seligmann consacre une seconde exposition aux estampes de Miquel Barceló, prolongeant la présentation inaugurale de 1996 et affirmant l’importance de son œuvre graphique.
Réunissant un nouvel ensemble de lithographies et d’eaux-fortes, cette exposition met en évidence une pratique en pleine évolution, marquée par l’intensification du rapport à la matière et par l’exploration de thèmes récurrents tels que les natures mortes. Nourries par ses déplacements, notamment en Afrique, ces estampes traduisent une recherche expérimentale où la surface imprimée devient un terrain d’altération, de dépôts et de transformations.
En écho à ses expositions contemporaines -notamment autour des Stillevens-, cette présentation parisienne permet de suivre, dans un format plus intime, les développements d’une œuvre en expansion. Elle inscrit également la gravure comme un champ autonome dans la pratique de Barceló, tout en maintenant un dialogue étroit avec la peinture.
Par cette seconde exposition, la galerie confirme son engagement durable envers l’œuvre graphique de l’artiste, dont elle accompagne la diffusion auprès des collectionneurs, contribuant à établir la provenance et la reconnaissance de ces éditions des années 1990.